Laongo, un village du Burkina transformé en musée à ciel ouvert : retour sur le 14e symposium international de sculpture sur granit

À 35 km de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le village de Laongo, célèbre pour ses affleurements de granit, accueille du 5 au 31 octobre 2024 le 14e Symposium International de Sculpture sur Granit. Dix-sept sculpteurs venus de neuf pays africains et européens se sont réunis pour transformer le granit de Laongo en œuvres d’art exceptionnelles, témoignant de la richesse et de la diversité de leurs cultures respectives..

La créativité comme un appel au vivre – ensemble.

L’un des aspects  de ce symposium réside dans sa capacité à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir la diversité culturelle. Les dix-sept sculpteurs africains et européens participants, dont l’artiste malienne Dougnon, travaillent sur des œuvres qui transmettent des valeurs profondes comme l’amour et le vivre-ensemble. En célébrant l’unité dans la diversité, Laongo devient un espace de dialogue, essentiel pour une société harmonieuse et résiliente.

« Mon œuvre parle du vivre-ensemble, représenté à travers deux personnages de sexes opposés intimement liés, » partage Dougnon, qui participe pour la première fois à l’événement. 

Un modèle de tourisme durable

Ce 14e symposium a sans doute permis à Laongo d’attirer de nombreux visiteurs et générer des retombées économiques locales. Ce modèle de tourisme culturel est à la fois respectueux de l’environnement et axé sur la valorisation du patrimoine local, en harmonie avec les principes de durabilité. Siriky Ki, l’initiateur du symposium, a pour mission de créer un impact positif pour les générations futures : « Venir dans la brousse, rencontrer les affleurements granitiques et y laisser notre empreinte, c’était pour moi une mission. »

Avec plus de 2000 œuvres exposées, Laongo n’est pas seulement un lieu d’exposition, mais une source d’inspiration continue, qui attire les visiteurs tout au long de l’année et stimule l’économie locale de manière durable.

Préserver les traditions pour un avenir équilibré

Les œuvres créées à Laongo ne se contentent pas d’embellir le paysage ; elles racontent des histoires et transmettent des valeurs essentielles. Karim Tapsoba, sculpteur burkinabè, a choisi de représenter la communication ancestrale et son évolution, reliant ainsi tradition et modernité. Ce lien avec le passé est crucial car il permet de transmettre des savoirs et de préserver des pratiques culturelles pour les générations futures.

Culture et durabilité : Un symbole d’espoir

Ce symposium démontre que la culture est un vecteur puissant pour un développement durable : elle enrichit l’identité locale, renforce la cohésion sociale, et génère un impact économique positif sans compromettre les ressources naturelles. 

En valorisant la culture comme un pilier du développement durable, Laongo devient un exemple inspirant pour le Burkina Faso et au-delà.

À Laongo, l’art devient non seulement un témoignage culturel mais aussi une vision pour un avenir où la durabilité et la culture s’entrelacent, créant un héritage pour les générations futures.

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