La RDC renforce sa lutte contre le Paludisme avec l’introduction du Vaccin antipaludique R21

Dans une avancée significative pour la santé publique, la République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement introduit le vaccin antipaludique R21 dans son programme national de vaccination. 

Avec 693 500 doses reçues, le pays entame la première phase de déploiement dans la province du Kongo Central, visant à protéger environ 173 375 jeunes enfants dans 31 zones sanitaires. Soutenue par l’OMS et plusieurs partenaires, cette initiative marque une étape importante dans la lutte contre le paludisme, une maladie responsable de plus de 24 000 décès et touchant 27 millions de personnes dans le pays, en majorité des enfants de moins de cinq ans (Ministère de la Santé, 2022).

Un soutien international pour une mise en œuvre réussie

Le lancement du vaccin est rendu possible grâce à la collaboration avec des partenaires clés, dont l’OMS, l’UNICEF, Gavi (l’Alliance du Vaccin), et l’Initiative Clinton pour l’Accès à la Santé. Le Ministre de la Santé publique, Dr Roger Kamba, a exprimé sa gratitude envers ces partenaires pour leur contribution essentielle. « L’introduction du vaccin contre le paludisme est une initiative qui souligne l’importance de combiner des interventions stratégiques à fort impact pour lutter efficacement contre le paludisme, » a-t-il déclaré.

L’OMS, qui a recommandé le vaccin R21, a soutenu cette démarche en offrant des conseils techniques et en formant le personnel de santé pour assurer une introduction sûre et efficace du vaccin. Les autorités locales et les leaders communautaires de la province ont également été impliqués, assurant ainsi une bonne acceptation de cette nouvelle mesure de prévention par la population.

Le Vaccin R21 : Un Nouvel Outil dans la Lutte contre le Paludisme en Afrique

Le paludisme reste une des principales causes de mortalité infantile en Afrique, où un enfant meurt de cette maladie chaque minute. La RDC devient le 15e pays africain à intégrer la vaccination antipaludique dans son arsenal de prévention. Avec le vaccin R21, la RDC aspire à réduire l’incidence de cette maladie parmi les jeunes enfants, renforçant les mesures existantes comme la distribution de moustiquaires imprégnées, les traitements préventifs pour les femmes enceintes, et la chimio prévention saisonnière.

L’engagement de l’UNICEF a été central dans le déploiement de ce vaccin en RDC. Grant Leaity, Représentant de l’UNICEF en RDC, a souligné : « Grâce à notre expertise technique, nous avons contribué à renforcer les capacités des acteurs de santé, à développer des outils de gestion adaptés, et à mettre en œuvre des stratégies de communication efficaces pour promouvoir la vaccination auprès des parents. »

Un plan national pour éradiquer le paludisme d’ici 2028

La RDC a adopté un plan stratégique national 2024-2028 pour intensifier ses efforts contre le paludisme. Ce plan vise à protéger 80 % des populations à risque par une approche globale incluant la distribution massive de moustiquaires, la chimio prévention saisonnière, la pulvérisation d’insecticides et le contrôle des larves dans les zones endémiques. Des diagnostics rapides et des traitements à base d’artémisinine sont également déployés pour améliorer la prise en charge des cas.

En parallèle, un renforcement de la surveillance des cas de paludisme, impliquant des collaborations multisectorielles entre les ministères de la santé, de l’environnement, et de l’éducation, permet de relever les défis persistants de santé publique. Cette stratégie, combinée au vaccin, crée un impact positif durable dans la lutte contre le paludisme.

Vers un avenir sans paludisme

L’introduction du vaccin R21 dans le programme de vaccination de la RDC est une avancée majeure pour la santé des enfants et la prévention du paludisme dans le pays. En combinant le vaccin aux autres mesures de lutte, les autorités sanitaires, en partenariat avec des organisations internationales, montrent leur détermination à réduire l’incidence du paludisme et à construire un avenir plus sain pour les générations futures.

Sources :

  • Ministère de la Santé publique, RDC, Rapport 2022
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
  • UNICEF

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